Au bord de la forêt, d'André Lemoyne

À Madame Sureau-Bellet.

 

 

I.

 

L’hirondelle frileuse au loin s’était enfuie. 

Sous les dernières fleurs, les papillons mouraient. 

Près des étangs voilés où crépitait la pluie, 

Sur des eaux sans miroir les grands saules pleuraient.

 

Dans la nature en deuil plus d’oiseau, plus d’abeille. 

Son fagot sur l’épaule et les deux mains en croix, 

Au bord de la forêt une petite vieille 

Marchait avec lenteur en emportant son bois.

 

C’était Marthe la veuve, au pays bien connue, 

Fille et femme autrefois de simples bûcherons, 

Depuis longtemps couchés en terre froide et nue, 

Où tous, jeunes et vieux, tôt ou tard nous irons.

 

Son homme, un gars robuste, allant à la hêtraie, 

Ne revint pas un soir qu’on l’avait attendu. 

L’arbre qu’il abattait sous la haute futaie 

Tombait en étouffant son dernier cri perdu.

 

Et plus tard ses deux fils (elle n’y croyait guère) 

Partaient l’un après l’autre, et quittant leurs sabots, 

Pour de lointains pays où la France est en guerre, 

S’embarquaient, emportés sur de longs paquebots.

 

Partout où le drapeau fièrement se déploie, 

Et les premiers au feu des plus rudes combats, 

Lisant un nom sacré sur un lambeau de soie, 

Tous deux, morts côte à côte, étaient restés là-bas.

 

Mais ils reposaient loin de leur forêt bénie, 

Sous les ardents soleils où sont les tamarins, 

Oubliés vite, après la bataille finie, 

Dans les roseaux d’un fleuve ou les sables marins.

 

II.

 

« Pensez-vous quelquefois aux mères de famille, » 

Me dit la femme en deuil… Mes larmes pour eux trois 

Tombaient sur le berceau d »une petite fille, 

Vive et joyeuse alors comme un oiseau des bois.

 

« Elle est trop jeune encore… Il faudra que j’attende… 

(La mort jusqu’à présent n’a pas voulu de moi). 

Je m’en irai plus tard, quand elle sera grande. 

 

Dieu m’a permis de vivre, il a bien su pourquoi. »

Cartes de Condoléances

Une partie de moi
Une partie de moi disparue à jamais, une partie de toi pour toujours en moi.… Lire la Suite
La jeunesse offre la promesse du bonheur, mais la vie offre les réalités du deuil.
Carte de condoléances Promesse
La jeunesse offre la promesse du bonheur, mais la vie offre les réalités du deuil.… Lire la Suite
Le vrai tombeau
« Le vrai tombeau des morts, c’est le coeur des vivants » (Jean Cocteau)… Lire la Suite
Si le cœur…
Si le cœur s’éteint, le souvenir reste.… Lire la Suite
Plus fort que la mort
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des
Je suis de tout coeur avec toi
Je suis de tout coeur avec toi en ces moments difficiles.… Lire la Suite
La vie est éphémère…
La vie est éphémère, mais le souvenir d’un être cher reste.… Lire la Suite
Si l’instant est douloureux, convoque les souvenirs heureux
Carte de condoléances Souvenir
Si l’instant est douloureux, convoque les souvenirs heureux.… Lire la Suite
Notre existence
Notre existence se trouve entre deux éternités.… Lire la Suite
Parler de ses peines, c'est déjà se consoler
Carte de condoléances Peines
Parler de ses peines, c’est déjà se consoler (A. Camus)… Lire la Suite
Toute ma vie je me souviendrai
Toute ma vie je me souviendrai de sa gentillesse. Je suis de tout coeur avec vous.… Lire la Suite
Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t’apprend parfois à vivre avec.
Carte de condoléances Douleur
Le temps ne guérit pas toujours la douleur, mais il t’apprend parfois à vivre avec. Utiliser ce modèle de carte…

Condoléances: Articles

La crémation, de plus en plus pratiquée
La crémation occupe une place de plus en plus importante dans les pratiques funéraires françaises. Aujourd’hui, 32% des décès donnent
La musique d'enterrement
Depuis la nuit des temps, la musique escorte les morts vers leur dernière demeure et accompagne les vivants dans le
Présenter ses condoléances à un voisin
Les voisins sont d’habitude les premières personnes à être informés de votre malheur. Ils peuvent vite s’apercevoir de votre souffrance
Après la mort d'un proche
Lorsqu’un proche disparaît, reprendre une vie normale parait impossible. Parfois, on repousse même ce retour à la vie pour laisser

Condoléances: Messages

Je suis profondément attristé par la nouvelles de votre perte. Je prie pour que Dieu vous donne la force nécessaire
Je suis profondément attristé par la nouvelles de votre perte. Je prie pour que Dieu vous donne la force nécessaire
Quand une vie s’en va, un grand vide se creuse derrière elle. A travers ces quelques lignes, puissiez-vous trouver le
Ma chère XXXX, nous avons appris avec émotion et beaucoup de peine le départ de votre cher XXXX et nous
Nous ne pourrons jamais dire au revoir à un homme qui restera à jamais dans notre coeur.
Nous ne pourrons jamais dire au revoir à un homme qui restera à jamais dans notre coeur.… Lire la Suite
Recevez mes très sincères condoléances et l'expression de ma plus profonde sympathie.
Recevez mes très sincères condoléances et l’expression de ma plus profonde sympathie.… Lire la Suite

Condoléances: Citations

 La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles. …
 La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles. … Lire la Suite
 La mort n'est pas un terminus, mais une correspondance. …
 La mort n’est pas un terminus, mais une correspondance. … Lire la Suite
 Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en …
 Les morts sont toujours grands. Ce n’est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il
 Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agon…
 Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée

Condoléances: Poèmes

La Sérénade, de Sophie d'Arbouville
Mère, quel doux chant me réveille ?  Minuit ! c’est l’heure où l’on sommeille.  Qui peut, pour moi, venir si
Épigramme sur la mort
Écrit au nom de M. Puget pour sa femme.   1614.     Belle âme qui fus mon flambeau,  Reçois
À la mère de l'enfant mort
Oh ! vous aurez trop dit au pauvre petit ange  Qu’il est d’autres anges là-haut,  Que rien ne souffre au
Chrysanthèmes
Ils disent qu’au ciel on retrouve  Ces chers petits morts tant pleurés.  Ah ! savent-ils bien ce qu’éprouve  Le cœur
Copy link
Powered by Social Snap