La perte d’un ami virtuel

Facebook, Twitter, Instagram ou les blogs personnels servent, entre autres, à renouer des liens avec des amis perdus de vue ou à rester en contact avec ses proches en partageant avec eux des petits morceaux de nos vies.

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6 conseils pour soutenir un ami endeuillé

Quand un de vos amis passe par l’étape difficile du deuil, vous avez un rôle important à jouer : dans ces moments difficiles, l’amitié doit être une présence à la fois rassurante et discrète, un soutien fidèle qui prend les devants et s’abstient de tout jugement.

La Mort, Théophile Gautier

La mort est multiforme, elle change de masque 
Et d'habit plus souvent qu'une actrice fantasque ; 
Elle sait se farder, 
Et ce n'est pas toujours cette maigre carcasse, 
Qui vous montre les dents et vous fait la grimace 
Horrible à regarder.

Ses sujets ne sont pas tous dans le cimetière, 
Ils ne dorment pas tous sur des chevets de pierre 
À l'ombre des arceaux ; 
Tous ne sont pas vêtus de la pâle livrée, 
Et la porte sur tous n'est pas encor murée 
Dans la nuit des caveaux.

Chrysanthèmes

Ils disent qu'au ciel on retrouve 
Ces chers petits morts tant pleurés. 
Ah ! savent-ils bien ce qu'éprouve 
Le cœur des parents éplorés.

Ils sont étonnés qu'on se plaigne. 
Savent-ils bien notre douleur ? 
À nous dont le sein meurtri saigne, 
On parle d'un monde meilleur !

J'y crois à cette autre demeure, 
À cet immense azur béni ; 
Oui, j'y crois ! et, pourtant, je pleure : 
J'ai peur de ce vague infini.

Lui, là-haut, si loin de sa mère ! 
Je ne puis croire qu'il n'ait pas 

Ma Mort, d'Evariste de Parny

De mes pensers confidente chérie, 

Toi, dont les chants faciles et flatteurs 

Viennent parfois suspendre les douleurs 

Dont les Amours ont parsemé ma vie, 

Lyre fidèle, où mes doigts paresseux 

Trouvent sans art des sons mélodieux, 

Prends aujourd'hui ta voix la plus touchante, 

Et parle-moi de ma maîtresse absente.

 

Objet chéri, pourvu que dans tes bras 

De mes accords j'amuse ton oreille, 

Sur la mort, de René-François Sully Prudhomme

I.

 

On ne songe à la Mort que dans son voisinage : 

Au sépulcre éloquent d'un être qui m'est cher, 

J'ai, pour m'en pénétrer, fait un pèlerinage, 

Et je pèse aujourd'hui ma tristesse d'hier.

 

Je veux, à mon retour de cette sombre place 

Où semblait m'envahir la funèbre torpeur, 

Je veux me recueillir et contempler en face 

La mort, la grande mort, sans défi, mais sans peur.

 

Voici la mort du ciel, Agrippa d'Aubigné

Voici la mort du ciel en l'effort douloureux
Qui lui noircit la bouche et fait saigner les yeux.
Le ciel gémit d'ahan, tous ses nerfs se retirent,
Ses poumons près à près sans relâche respirent.
Le soleil vêt de noir le bel or de ses feux,
Le bel oeil de ce monde est privé de ses yeux ;
L'âme de tant de fleurs n'est plus épanouie,
Il n'y a plus de vie au principe de vie :
Et, comme un corps humain est tout mort terrassé
Dès que du moindre coup au coeur il est blessé,
Ainsi faut que le monde et meure et se confonde

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