La Sérénade, de Sophie d'Arbouville

Mère, quel doux chant me réveille ? 

Minuit ! c'est l'heure où l'on sommeille. 

Qui peut, pour moi, venir si tard 

Veiller et chanter à l'écart ?

 

Dors, mon enfant, dors ! c'est un rêve. 

En silence la nuit s'achève, 

Mon front repose auprès du tien, 

Je l'embrasse et je n'entends rien. 

Nul ne donne de sérénade 

À toi, ma pauvre enfant malade !

 

Le dormeur du Val, Arthur Rimbaud.

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Parler de la mort

La mort est, dans notre société, un tabou, et en parler fait naitre toutes sortes de sentiments : la panique, la tristesse, le désespoir, l’angoisse… Et pourtant, c’est aussi notre seule véritable certitude, aussi difficile à admettre soit-elle. En parler est donc une violence nécessaire ; ne pas l’évoquer du tout est un déni qui aura forcément des conséquences négatives.

Mourir chez soi

Retourner chez soi, auprès de ses proches, pour mourir là où on a vécu, tel est le souhait exprimé par beaucoup de malades. A la maison, la mort parait moins terrible et cruelle que lorsqu’elle intervient dans le monde froid et aseptisé de l’hôpital.

Après la mort d'un proche

Lorsqu’un proche disparaît, reprendre une vie normale parait impossible. Parfois, on repousse même ce retour à la vie pour laisser plus de place à la souffrance. En réalité, la restructuration est déjà en germe dans les phases les plus douloureuses du deuil, et on ne se rend souvent même pas compte qu’elle a commencé.
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