Synonymes: 
larme
pleurs
pleurer
ange_deuil_condoleances

6 conseils pour soutenir un ami endeuillé

Quand un de vos amis passe par l’étape difficile du deuil, vous avez un rôle important à jouer : dans ces moments difficiles, l’amitié doit être une présence à la fois rassurante et discrète, un soutien fidèle qui prend les devants et s’abstient de tout jugement.

30 musiques pour une personne disparue

Écouter des chansons et des morceaux que les disparus appréciaient de leur vivant permet de leur donner une place et de leur rendre hommage. C’est donc une façon de parler de ceux que l’on a perdu, d’évoquer des traits de leur personnalité, leurs goûts ou leur passé.

Dolorosae

Mère, voilà douze ans que notre fille est morte ;

et depuis, moi le père et vous la femme forte,

nous n'avons pas été, Dieu le sait, un seul jour

sans parfumer son nom de prière et d'amour.

Nous avons pris la sombre et charmante habitude

de voir son ombre vivre en notre solitude,

de la sentir passer et de l'entendre errer,

et nous sommes restés à genoux à pleurer.

Nous avons persisté dans cette douleur douce,

et nous vivons penchés sur ce cher nid de mousse

emporté dans l'orage avec les deux oiseaux.

Le mort joyeux

Dans une terre grasse et pleine d'escargots 
Je veux creuser moi-même une fosse profonde, 
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os 
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde,

Je hais les testaments et je hais les tombeaux ; 
Plutôt que d'implorer une larme du monde, 
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux 
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.

Ô vers ! noirs compagnons sans oreille et sans yeux, 
Voyez venir à vous un mort libre et joyeux ; 

La jeune veuve

La perte d'un époux ne va point sans soupirs. 
On fait beaucoup de bruit, et puis on se console. 
Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole ; 
Le Temps ramène les plaisirs. 
Entre la Veuve d'une année 
Et la veuve d'une journée 
La différence est grande : on ne croirait jamais 
Que ce fût la même personne. 
L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits. 
Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne ; 
C'est toujours même note et pareil entretien : 
On dit qu'on est inconsolable ; 

Coquetterie posthume

Quand je mourrai, que l'on me mette, 
Avant de clouer mon cercueil, 
Un peu de rouge à la pommette, 
Un peu de noir au bord de l'oeil.

Car je veux dans ma bière close, 
Comme le soir de son aveu, 
Rester éternellement rose 
Avec du kh'ol sous mon oeil bleu.

Pas de suaire en toile fine, 
Mais drapez-moi dans les plis blancs 
De ma robe de mousseline, 
De ma robe à treize volants.

C'est ma parure préférée ; 
Je la portais quand je lui plus. 
Son premier regard l'a sacrée, 

La Mort, Théophile Gautier

La mort est multiforme, elle change de masque 
Et d'habit plus souvent qu'une actrice fantasque ; 
Elle sait se farder, 
Et ce n'est pas toujours cette maigre carcasse, 
Qui vous montre les dents et vous fait la grimace 
Horrible à regarder.

Ses sujets ne sont pas tous dans le cimetière, 
Ils ne dorment pas tous sur des chevets de pierre 
À l'ombre des arceaux ; 
Tous ne sont pas vêtus de la pâle livrée, 
Et la porte sur tous n'est pas encor murée 
Dans la nuit des caveaux.

Grand deuil, de Nérée Beauchemin

Dans le clair-obscur de la pièce close, 

Où brûle une cire au reflet tremblant, 

Rigide, et grandi par la mort, repose 

Le corps d'un enfant habillé de blanc.

 

Sous la mousseline, on voit les mains jointes, 

La mate blancheur des doigts ivoirins, 

Les cheveux pleins d'ombre et les tempes ointes 

Qu'auréole un flot de rayons sereins.

 

Jamais des flancs purs du neigeux carrare, 

Au bord de la forêt, d'André Lemoyne

À Madame Sureau-Bellet.

 

 

I.

 

L'hirondelle frileuse au loin s'était enfuie. 

Sous les dernières fleurs, les papillons mouraient. 

Près des étangs voilés où crépitait la pluie, 

Sur des eaux sans miroir les grands saules pleuraient.

 

Dans la nature en deuil plus d'oiseau, plus d'abeille. 

Son fagot sur l'épaule et les deux mains en croix, 

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