La mort, Anatole France

Si la vierge vers toi jette sous les ramures 
Le rire par sa mère à ses lèvres appris ; 
Si, tiède dans son corps dont elle sait le prix, 
Le désir a gonflé ses formes demi-mûres ;

Le soir, dans la forêt pleine de frais murmures, 
Si, méditant d'unir vos chairs et vos esprits, 
Vous mêlez, de sang jeune et de baisers fleuris, 
Vos lèvres, en jouant, teintes du suc des mûres ;

Si le besoin d'aimer vous caresse et vous mord, 
Amants, c'est que déjà plane sur vous la Mort : 
Son aiguillon fait seul d'un couple un dieu qui crée.

Le sein d'un immortel ne saurait s'embraser. 
Louez, vierges, amants, louez la Mort sacrée, 
Puisque vous lui devez l'ivresse du baiser.

 

Anatole France

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 Un enfant disait, pour parler du temps d’avant sa naissance : “Quand j’étais encore mort.” 

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Ma Chère XXXX, c’est avec une immense tristesse que j'ai appris le décès de XXXX. Nous savons tous que la vie s'arrête un jour, et j'imagine que pour toi ce chemin seule sera difficile. Dis-toi que XXXX restera à jamais vivant dans notre coeur. Sois sûre aussi que ta présence près de lui  dans la maladie lui a été précieuse. Je t’offre mes plus affectueuses condoléances, sache que si tu as besoin de parler, je suis là. Amicalement,

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