Fleurs Obsèques avec Interflora

Dolorosae

Mère, voilà douze ans que notre fille est morte ;

et depuis, moi le père et vous la femme forte,

nous n'avons pas été, Dieu le sait, un seul jour

sans parfumer son nom de prière et d'amour.

Nous avons pris la sombre et charmante habitude

de voir son ombre vivre en notre solitude,

de la sentir passer et de l'entendre errer,

et nous sommes restés à genoux à pleurer.

Nous avons persisté dans cette douleur douce,

et nous vivons penchés sur ce cher nid de mousse

emporté dans l'orage avec les deux oiseaux.

La Mort, Théophile Gautier

La mort est multiforme, elle change de masque 
Et d'habit plus souvent qu'une actrice fantasque ; 
Elle sait se farder, 
Et ce n'est pas toujours cette maigre carcasse, 
Qui vous montre les dents et vous fait la grimace 
Horrible à regarder.

Ses sujets ne sont pas tous dans le cimetière, 
Ils ne dorment pas tous sur des chevets de pierre 
À l'ombre des arceaux ; 
Tous ne sont pas vêtus de la pâle livrée, 
Et la porte sur tous n'est pas encor murée 
Dans la nuit des caveaux.

Chrysanthèmes

Ils disent qu'au ciel on retrouve 
Ces chers petits morts tant pleurés. 
Ah ! savent-ils bien ce qu'éprouve 
Le cœur des parents éplorés.

Ils sont étonnés qu'on se plaigne. 
Savent-ils bien notre douleur ? 
À nous dont le sein meurtri saigne, 
On parle d'un monde meilleur !

J'y crois à cette autre demeure, 
À cet immense azur béni ; 
Oui, j'y crois ! et, pourtant, je pleure : 
J'ai peur de ce vague infini.

Lui, là-haut, si loin de sa mère ! 
Je ne puis croire qu'il n'ait pas 

Grand deuil, de Nérée Beauchemin

Dans le clair-obscur de la pièce close, 

Où brûle une cire au reflet tremblant, 

Rigide, et grandi par la mort, repose 

Le corps d'un enfant habillé de blanc.

 

Sous la mousseline, on voit les mains jointes, 

La mate blancheur des doigts ivoirins, 

Les cheveux pleins d'ombre et les tempes ointes 

Qu'auréole un flot de rayons sereins.

 

Jamais des flancs purs du neigeux carrare, 

"La mort et le bûcheron", Jean de la Fontaine.

Un pauvre Bûcheron, tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée

Le deuil périnatal

Attendre la vie et connaitre la mort à la place est beaucoup plus répandu que l’on ne le pense. Le deuil périnatal, c'est-à-dire lorsqu’un bébé meurt entre 26 semaines de grossesse et six jours de vie, concerne ainsi plus de 7000 couples par an en France. Les fausses couches, quant à elles, sont encore plus répandues, puisqu’elles représenteraient environ un quart de toutes les grossesses.

Parler de la mort

La mort est, dans notre société, un tabou, et en parler fait naitre toutes sortes de sentiments : la panique, la tristesse, le désespoir, l’angoisse… Et pourtant, c’est aussi notre seule véritable certitude, aussi difficile à admettre soit-elle. En parler est donc une violence nécessaire ; ne pas l’évoquer du tout est un déni qui aura forcément des conséquences négatives.

Le deuil 2.0

Il y a de multiples façons de faire son deuil et de se remémorer la personne que l’on a perdu. Certains vont se promener en forêt, d’autres assistent à des groupes de deuil ou allument une bougie devant une photographie du défunt…  et d’autres se branchent sur internet.

Surmonter le deuil de son enfant

Le décès d’un enfant est sans conteste le plus grand drame qu’un parent peut être amené à vivre. C’est une véritable amputation, la mort d’une partie de soi-même, qui laisse derrière elle un cratère qui ne sera jamais comblé. Lorsqu’un enfant disparait, l’ordre des choses est bouleversé : on est dans le non-sens total, et le sentiment d’injustice et de culpabilité est immense.

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